SAINT-DOMINGUE.- Avec l'arrivée du premier trimestre de l'année, arrive l'une des obligations fiscales les plus importantes pour les propriétaires et investisseurs immobiliers : le paiement du premier acompte de la taxe foncière (IPI).
Selon le Service des impôts internes de la République dominicaine (DGII), l'impôt foncier (IPI) est un impôt annuel prélevé sur les biens immobiliers des particuliers et des fiducies. Il vise à imposer la valeur cumulée des biens immobiliers enregistrés au nom d'un contribuable, à condition que cette valeur excède le seuil d'exonération prévu par la loi.
Qui devrait payer ?
Dans le cas des particuliers, la taxe s'applique lorsque la valeur totale de leurs biens immobiliers dépasse 10 695 494,00 RD$. Un taux de 1 % est appliqué au montant excédant ce chiffre.
Pour les fiducies, le taux est également de 1 %, mais il est calculé sur la valeur totale des actifs imposés, sans appliquer l'exemption minimale dont bénéficient les particuliers.
Le premier versement doit être effectué avant le 11 mars 2026 ; un paiement effectué dans les délais permet d’éviter les majorations, les intérêts et d’éventuelles restrictions administratives.
Plus qu'une taxe, un indicateur de marché
Bien que souvent perçue comme une simple charge fiscale supplémentaire, la taxe foncière (IPI) sert également de baromètre de la croissance du marché immobilier. L'augmentation de la valeur des biens immobiliers, alimentée par la construction d'immeubles de grande hauteur, l'expansion des zones touristiques et le développement de nouveaux centres urbains, entraîne l'entrée d'un plus grand nombre de contribuables dans la tranche d'imposition des plus riches.
Dans les villes où les prix de l'immobilier sont élevés, il est de plus en plus fréquent que les propriétaires qui n'étaient pas initialement admissibles à l'IPI doivent désormais l'inclure dans leur planification financière annuelle.
Pour les investisseurs, cette taxe représente un élément clé du calcul de la rentabilité. Outre le prix d'acquisition et le potentiel locatif, les coûts fiscaux liés à l'entretien du bien sont également importants.
Organisation et planification
La DGII publie des rapports mensuels sur les recettes fiscales, incluant les principaux impôts qu'elle administre, tels que la TVA (ITBIS), l'impôt sur le revenu (ISR), la taxe foncière (IPI), la taxe sur la première immatriculation des véhicules, les taxes sur les hydrocarbures et d'autres taxes sectorielles. Ces statistiques permettent d'observer les performances des différents secteurs économiques, notamment el inmobiliario.
Dans ce contexte, les experts recommandent aux propriétaires et aux promoteurs de tenir à jour la valeur de leurs biens immobiliers, de revoir les exemptions applicables et d'inclure l'IPI (taxe foncière) dans leur structure de coûts annuelle.
Le paiement en temps voulu permet non seulement d'éviter les pénalités, mais contribue également à une gestion financière plus ordonnée et stratégique, notamment à un moment où le secteur immobilier continue de se consolider comme l'un des piliers d'investissement les plus attractifs du pays.
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